Amandine Caulle
Psychologue psychothérapeute à Beauvais
Amandine Caulle
Psychologue psychothérapeute à Beauvais

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L'emprise

Il s’agit là d’une relation pathologique avec une personne exerçant psychiquement et affectivement une domination sur une autre.

L’emprise peut s’exercer dans un contexte amoureux, amical ou familial.

Quels sont les mécanismes de l’emprise ?

  • La menace : la personne manipulée a peur ;
  • Le chantage affectif ;
  • La violence (physique, psychologique, affective) ;
  • Le retrait d’affection avec des alternances de chaud et de froid ;
  • La séduction (répondre aux besoins de la personne : écoute, flatterie…) ;
  • Isoler la personne ;
  • L’aide (financière, matérielle, …) pour ensuite dire à l’autre qu’il est redevable.
  • victimisation de la personne créant l'emprise: elle évoque son passé de maltraitance, ce qui vient justifier ses comportements dysfonctionnels;
  • projection: tout est la faute de l'autre ou du contexte (les colères sont justifiées parce que la personne est au chômage, a subi un deuil...)

La personne manipulée éprouve de la culpabilité et ne peut plus se défaire des liens toxiques tissés. Elle redoute l’abandon et se place dans une position de passivité, impuissante.

L’emprise ne peut s’exercer sur n’importe qui : il y a à la base des failles narcissiques (traumas, carences affectives, attachement insécure) qui vont être utilisées par la personne qui crée l’emprise.

Qui sont ceux qui exercent l’emprise ?

  • Des personnes insécures ;
  • Des personnalités perverses ;
  • Des personnalités passives-agressives ;
  • Des personnes carencées narcissiquement et traumatisées.

Comment se sent la personne sous emprise ?

  • Sans valeur, incapable
  • Seule
  • Impuissante, sans ressource

Comment sortir de l’emprise ?

  • En prenant conscience de la relation, des mécanismes en place, du jeu relationnel.
  • En retraitant ses traumas.
  • En réparant son attachement.
  • En revenant à la réalité (actes, vérification des propos) en opposition aux émotions (craintes, amour) / discours entendus (mensonges).
  • En se faisant aider (professionnels : avocats, juristes, associations de victimes ; amis/ famille).
  • En entamant une psychothérapie
  • En coupant TOUT lien avec la personne exerçant l'emprise et en montrant qu'on ne se laisse pas intimider; en contre-attaquant.

Le transfert et le contre-transfert

Il s’agit de deux concepts issus de la psychanalyse, existant dans les autres approches thérapeutiques sous d’autres appellations.

  • Le transfert : ce sont toutes les projections du patient sur son thérapeute avec les émois correspondants (mère frustrante, père autoritaire, mère entièrement bonne, etc.). Il est nécessaire d’interroger la relation transférentielle lors de la psychothérapie. En ICV, on interrogera les « parties du moi » ou « moi enfant » pouvant exprimer des craintes (que l’approche ne fonctionne pas, les peurs d’être jugé ou incompris etc.).

Le patient peut parfois avoir recours au clivage : d’un côté un « bon psy » et de l’autre « un mauvais psy » sans lien entre eux. Le passage de l’un à l’autre peut amener un passage à l’acte avec rupture de la thérapie. C’est pour cela qu’il est important que le patient puisse avoir confiance en son thérapeute pour lui livrer son ennui, son agacement, son incompréhension, etc. C'est ce qu'on appelle l'alliance thérapeutique. Tout cela n’est possible que si le patient est suffisamment sécurisé par rapport au cadre (psychologue, méthode utilisée, lieu d’accueil, horaires des rendez-vous…). En ICV le protocole de base permet la création de cette sécurité interne qui va permettre de retraiter ensuite les pires traumas (viol, décès d’un proche, agression…).

 

  • Le contre-transfert : il s’agit ici de la relation du psychologue avec son patient. Est-il agacé ? Se sent-il impuissant ? Projette-il des figures parentales, un frère, une sœur… ? Le contre-transfert se travaille lui en dehors de la psychothérapie, notamment en supervision par un psychologue extérieur qui va aider le thérapeute à se détacher de ses émotions afin de ne pas mettre à mal l’alliance thérapeutique avec le patient.

Les différents courants en psychothérapie

Il existe plus de 5000 écoles de psychothérapie en France. Nous allons voir ici les principales afin de vous guider dans les méandres des divers courants existant dans le domaine de la psychologie.

  1. La psychanalyse

C'est la plus ancienne des écoles de psychothérapie créée par Sigmund Freud. Elle part du postulat que l'inconscient est lisible à travers différents signes: lapsus, actes manqués, rêves. Elle travaille par l'association libre (la personne parle sans aucune censure). Ce courant permet de comprendre son fonctionnement, d'identifier les causes de ses problèmes, de prendre conscience de ses dysfonctionnements.

      2. Les TCC ou thérapies cognitivo-comportementales
 

Les TCC travaillent sur les cognitions (ou croyances limitantes: "Je suis nul", "Les gens sont egoïstes"...) et les comportements de la personne. Le psychologue tente donc de modifier le fonctionnement cognitif et émotionnel de la personne en lui faisant prendre conscience de ses schémas de pensées. Les TCC sont indiquées en particulier dans le cas de phobies ou TOC, même si elles peuvent prendre en charge d'autres symptômes.

Les TCC nécessitent donc au préalable une certaine capacité d'introspection c'est-à-dire un soi suffisamment solide.

      3. Le courant humaniste
 

Issu de Carl Rogers, ce courant prône l'acceptation de la personne telle qu'elle est, dans son humanité la plus profonde,
dans la plus grande neutralité possible. Il s'appuie donc particulièrement sur la parole. Il permet un travail sur la prise de conscience de ses émotions (courant humaniste centré sur les émotions), l'écoute et l'acceptation de soi (courant humaniste centré sur la personne). Les thérapies humanistes viennent donc fortifier l'estime de soi.

      4. Les thérapies psycho-corporelles

Il en existe un certain nombre: EMDR, brainspotting, somatic experiencing, ICV (pour plus d'infos sur cette thérapie que je propose, cliquez sur le lien ci-dessous), hypnose. Les thérapies psychocorporelles travaillent sur les pensées, émotions et sensations corporelles de la personne. Elles permettent d'intégrer les souvenirs douloureux et ainsi modifient les schémas de pensées, schémas comportementaux et relationnels. Elles renforcent ainsi l'estime de soi.

Elles sont particulièrement indiquées dans le cas de traumatismes, troubles de l'attachement, addictions alimentaires, troubles anxieux, deuils, dépression.

 

Selon donc la demande de soin (phobie, burn-out, anorexie, compréhension de soi...), la personne pourra se tourner vers telle ou telle thérapie. Selon aussi la solidité de son moi, certaines lui seront déconseillées (TCC, EMDR, hypnose). Il est donc primordial avant de se lancer dans une thérapie, de connaître l'école choisie par le thérapeute ainsi que sa formation. Beaucoup ne sont pas spécialisés et se placent donc dans le cadre de la psychanalyse. D'autres sont formés à plusieurs courants.

Pour ma part je suis issue d'un cursus psychanalytique comme la plupart des psychologues, je suis cependant spécialisée en ICV et j'ai recours aux autres formes de thérapie de manière ponctuelle.

 

 

 

 

Le traumatisme

Le traumatisme, contrairement à ce que beaucoup de personnes pensent, concerne la majorité d'entre nous. Nul besoin d'avoir été violé, battu pour être traumatisé. Il existe deux types de traumas:

1) le trauma simple:

Il est dit simple car il est unique: attentat, accident de voiture, braquage...

2) le trauma complexe:

Il est dit complexe car il s'agit d'une période longue sur laquelle s'étendent de nombreux micro-traumas (violence conjugale subie/ vue, violences infantiles: physiques et/ ou psychologiques, négligence, carences affectives...).

  • Comment savoir si un événement est traumatique?

Fermez les yeux et replongez-vous dans la scène du souvenir. Si des affects désagréables et des sensations corporelles émergent (fourmillements, douleur, oppression thoracique, froid, palpitations...), c'est qu'il s'agit bien d'un trauma. Si les sensations se manifestent uniquement dans les extrémités, c'est que la personne est dissociée. Le travail thérapeutique prendra alors plus de temps.

Attention! la mémoire vient parfois protéger la personne d'un événement insupportable. La personne peut alors être frappée d'amnésie. L'événement a bien été engrammé mais n'est pas accessible à la conscience. L'ICV, en plus de retraiter les traumas, peut permettre d'avoir accès à des souvenirs enfouis.

Lorsque le souvenir est intégré après le travail avec l'ICV, le corps est calme, les émotions désagréables ont été évacuées, les pensées sont plus positives et surtout l'image fixe devient floue.

  •  Le syndrome de stress post-traumatique :

Il se caractérise par la reviviscence du trauma: flashs diurnes/ cauchemars répétés qui peuvent engendrer un évitement phobique des situations similaires . Le syndrome de stress post-traumatique peut affecter la personne bien des années après l'événement. Il se traite facilement avec l'ICV (en une séance).

  • La répétition traumatique:

Quand une personne a été traumatisée, elle peut répéter, de manière inconsciente le traumatisme subi: c'est ce qu'on appelle la répétition traumatique. Par exemple une personne violée se mettra dans des situations de danger  telles que l'agression pourra se reproduire; un enfant battu risque de battre ses propres enfants; une personne ayant vécu l'emprise pourra se tourner vers des personnes manipulatrices, etc.  Il faudra donc travailler à intégrer les traumas pour libérer la personne de ces répétitions des scénarios de vie.

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