Amandine Caulle
Psychologue psychothérapeute ICV à Beauvais
Amandine Caulle
Psychologue psychothérapeute ICV à Beauvais

Le deuil


Le deuil

 

On parle souvent d’étapes du deuil. En réalité il n’y a pas d’étapes au deuil : chacun va avancer à son rythme. Qu’est-ce qui peut aider à faire son deuil ? Quels en sont les freins ? Quelques clés ici pour mieux comprendre.

  1. Faire son deuil

Le deuil c’est la perte d’un proche mais aussi d’un animal. Il correspond à des processus émotionnels, physiologiques, cognitifs, comportementaux et socioculturels.Il est primordial de pouvoir se laisser aller à pleurer le défunt : prendre le temps qu’il faut, se confier à autrui pour trouver du soutien sont essentiels. Si personne dans l’entourage ne peut étayer la personne, un professionnel peut aider à accompagner la personne.

 

  1. Les freins au deuil

 

        a) L’histoire transgénérationnelle

La capacité dans la famille à faire le deuil va influencer celle de la descendance. Ainsi des deuils pathologiques pourront faciliter la création de nouveaux deuils pathologiques dans la lignée.

       b) Les croyances limitantes

Les croyances sur soi, le rôle que l’on se donne dans la famille peuvent aussi bloquer le processus de deuil : « Je dois être fort », « Je suis le pilier de la famille », « Pleurer c’est être faible » forment autant de pensées erronées qui peuvent engendrer un trauma vis-à-vis du deuil.

      c) L’absence d’étayage

Comme pour tout événement de vie difficile, le deuil nécessite la présence d’un entourage proche et à l’écoute. Si la personne tentant de s’épancher rencontre rejet ou jugement, elle va garder la charge émotionnelle en elle ce qui crée le trauma.

     d) les conditions de mort du défunt

Si la personne meurt brutalement,par suicide ou mort violente,  si le corps n'est pas retrouvé, si la personne meurt jeune, le deuil est rendu plus difficile.

 

  1. Aider le processus

D’abord il faut se laisser aller à être triste, à pleurer, à parler de ses ressentis autour de soi. Le fait de vider la maison du défunt, de faire le tri, donner, jeter… vont aider à repenser au passé pour s’en libérer et pouvoir tourner la page.

 

  1. Quand s’inquiéter ? le deuil pathologique ou deuil compliqué.

Le DSM V estime que si au bout d’un an la pensée du défunt ou le fait de l’évoquer suscitent une vague de tristesse, des sensations corporelles désagréables ou encore si la personne est toujours envahie par la pensée du disparu (va tous les jours au cimetière, lui parle chaque jour…), alors on parle de deuil pathologique. Il est alors nécessaire de consulter un psychologue spécialisé dans la psychotraumatologie afin d’intégrer le traumatisme : il faut faire comprendre au cerveau que le temps a passé, que la mort est une réalité et faire surgir les ressources de la personne endeuillée : on utilisera l’ICV, l’EMDR ou toute autre technique psychocorporelle.

Dans une famille, la mort de quelqu’un peut devenir un tabou dont personne ne parle. Lorsqu’on est traumatisé, on va avoir tendance à éviter de parler de ce sujet : il s’agit là de protections de l’organisme afin de ne pas souffrir de nouveau, l’événement ayant dépassé les capacités d’intégration du sujet.


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